Le Groupe de recherche en droit et économie politique a le plaisir de vous inviter à la conférence de Guillaume Grégoire, chercheur en droit économique et théorie du droit à l’Université de Liège.
Lauréat du Prix Jean Carbonnier 2024, Guillaume Grégoire interviendra dans le cadre du cycle « La part d’ombre du constitutionnalisme ».
Informations pratiques
Quand : Mardi 17 mars 2026, 16h30
Où : Salle A-3421 (Faculté de droit, Pavillon Maximilien-Caron, Université de Montréal)
Format : En salle, avec enregistrement
Inscription gratuite mais obligatoire
Biographie du conférencier
Guillaume Grégoire est docteur en sciences juridiques et chercheur en droit économique et théorie du droit à la Faculté de droit, de Science politique et de Criminologie de l’Université de Liège (Belgique). Chercheur invité au Centre de droit européen de l’Université Paris-Panthéon-Assas (2018) et au Max-Planck-Institut für Innovation und Wettbewerb de Munich (2019), il est qualifié depuis 2025 aux fonctions de Maître de conférences en droit public (section 02). Il est lauréat du Prix Jean Carbonnier 2024 de l’Institut des études et de la recherche sur le droit et la justice pour sa thèse de doctorat intitulée « La constitution économique. Une enquête sur les rapports entre économie, politique et droit » (publiée en juin 2025 aux éditions Classiques Garnier).
Description sommaire
A l’intersection du droit économique, de l’histoire des pensées juridique et économique et de la philosophie politique, ses recherches ont porté principalement sur le phénomène de constitutionnalisation de l’économie, qu’il étudie en utilisant à la fois une méthode comparative (étude des systèmes juridiques belge, français, allemand et européen) et une approche contextuelle (étude des influences théoriques et historiques à l’origine du phénomène). Dans le prolongement de ses précédentes recherches, il poursuit actuellement, en tant que chargé de recherche F.R.S.-FNRS, un projet postdoctoral sur la généalogie et les institutions de la démocratie économique.
Ses recherches s’intéressent à un paradoxe apparent : la littérature juridique continue de promouvoir l’idée de neutralité économique des constitutions, tandis que les choix de politique économique sont de plus en plus inscrits dans des normes constitutionnelles bénéficiant de garanties juridictionnelles. À travers l’histoire du concept de « Constitution économique », son travail offre une analyse critique des tensions entre sanctuarisation juridique du marché et souveraineté démocratique. Dans le cadre de ce cycle, il reviendra notamment sur l’histoire et les conséquences actuelles du contrôle de constitutionnalité.
Une attestation de participation, mentionnant une durée de 1 h 30 de formation, sera produite pour les personnes inscrites à l’activité, sous réserve de la complétion des formalités administratives requises.
Cette attestation sera déposée sur FCDroit.umontreal.ca, au dossier du participant présent en ligne ou sur place.
